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L'artiste, ce pionnier de la Civilisation

June 13, 2016

 

Un jour de congé, à explorer les filets du web à la recherche de sujets intéressants, voilà que je tombe sur un billet signé Vincent Figureau.

 

Il s'agit d'une brève critique musicale, à propos de Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, interprété par l'opéra national de Paris en 2012, sous la direction musicale de Philippe Jordan et dans une mise en scène de Bob Wilson.

 

Ce qui marque mon attention dans ce court billet, est cette toute première phrase :

 

Selon Hanns Heinz Ewers, l’artiste est " un pionnier de la Civilisation explorant les territoires inconnus de l’inconscient."

 

C'est beau. Presque mystique.

Il y a l'artiste. Et il y a le musicien. Celui qui fait naître l'émotion en jouant avec de simples ondes sonores. Celui qui bâtit des cathédrales imaginaires avec ses architectures de sons éphémères. Celui qui dessine les paysages sonores. Celui qui raconte les temps perdus.

 

Dans sa critique, Figureau fait le lien entre Pelléas et Mélisande de Debussy et la naissance de la psychanalyse freudienne. Rappelons que le livret de Pelléas et Mélisande vient d'une pièce de théâtre du même nom, écrit par Maurice Maeterlinck en 1893, quelques années auparavant. N'empêche, le lien entre le phénomène de l'inconscient représenté par l'oeuvre de Maeterlinck-Debussy et  la publication de l'Interprétation des rêves de Freud est très intéressante.

 

Pelléas et Mélisande, créé le 30 avril 1902 à l’Opéra-Comique, deux ans après la publication de l’Interprétation des rêves de Freud, coïncide avec la naissance de la psychanalyse : en témoignent la profonde forêt (lieu de la perte de soi) enserrant le sombre château, les nauséabonds souterrains, l’enfant triste, l’héroïne habitée de mystère, la violence du mari jaloux, ou le jeune homme qui rencontre l’amour et la mort.

 

Bien plus, le père impuissant (Arkel) - qui ne s’est « jamais mis en travers d’une destinée » et, ne pouvant arrêter l’enchaînement tragique des choses (meurtre fratricide), se résigne (« C’est au tour de la pauvre petite… ») - fait écho à l’« inquiétante étrangeté » freudienne, reflet de la crise de conscience européenne fin de siècle, où le sujet abandonné à lui-même est confronté à ses propres démons.

 

 

« Théâtre », Études 5/2012 (Tome 416) , p. 678-679

 

Et pour terminer, un petit clin d'oeil à Erté (Romain de Tirtoff) qui signe ce costume pour la production de Pelléas et Mélisande par le Metropolitan Opera à New-York, en 1927.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Artist

Erté (Romain de Tirtoff)

 

Medium

Gouache and metallic paint

 

Date

1927

 

Credit

The Martin Foundation Inc. Gift, 1967

 

© 2016 Artists Rights Society (ARS), New York

 

 

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Beethoven un virtuos à Vienne

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